lundi 24 avril 2017

Philosophie vulgarisée : Les passions de l’âme par Descartes #15/ Vulgarized Philosophy: The Passions of the Soul by Descartes #15

Article 47: En quoi consistent les combats qu’on a coutume d’imaginer entre la partie inférieure et la supérieure de l’âme
            La partie inférieure de l’âme est-ce que Descartes nomme sensitive et la supérieure est raisonnable. Comme déjà mentionné, il y a aussi les appétits naturels et la volonté. On a seulement une âme en nous, qu’est une toute sans diversité de parties, donc la sensitive est raisonnable et tous ses appétits sont des volontés. L’erreur qu’on a commise en l’âme est quand elle joue des divers personnages, qui sont souvent contraires les uns des autres.
            La glande pinéale du cerveau peut être poussée d’un côté par l’âme et de l’autre par les esprits animaux, car il arrive souvent que ces deux impulsions sont contraires, puis le plus fort empêche l’effet de l’autre. Descartes distingue deux sortes de mouvements excités par les esprits dans la glande : le premier représente à l’âme les objets qui stimulent les sens et n’a aucun effort sur les volontés, puis le deuxième a quelque effort sur la volonté et qui causent les passions ou les mouvements du corps.  
            Pour les premiers, ils empêchent souvent les actions de l’âme ou qu’ils sont empêchés par elles. Cependant, l’âme et ce premier genre de mouvement excité par les esprits ne sont pas des contraires, donc il n’y a aucun combat ici.  
            Il y a seulement de combat entre ce dernier genre de mouvement excité par les esprits et les volontés qui les répugnent. L’exemple que Descartes utilise ici est lorsque la glande pinéale pousse l’âme à désirer quelque chose, tandis que l’âme la repousse par la volonté de fuir la même chose. La volonté ne peut pas directement exciter les passions, tel que mentionné auparavant.
            Le combat entre les puissances de ce mouvement et des volontés fait en sorte que l’âme se sent poussé presque en même temps à désirer et à ne pas désirer une même chose. La peur est un exemple parfait, car l’excitation de la peur fait en sorte que les esprits entrent dans les muscles pour faire bouger les jambes dans le but de fuir et que la volonté qu’on a d’être courageux les arrêtes.
Article 47: The conflicts that are commonly thought to occur between the lower and higher parts of the soul
            The lower part of the soul is that which Descartes calls the sensitive and the higher part is the reasonable. As he has already mentioned, there are also the natural appetites and the will. We have but one soul within us, which is a whole without diversity in its parts, thus the sensitive is reasonable and all its appetites are its will. The error that we commit within the soul is when it plays diverse characters, which are often opposites of one another.
            The pineal gland of the brain can be pushed towards one side by the soul and towards the other side by the animal spirits, since it often happens that these two impulses are opposite, then the one that is stronger hinders the effect of the other. Descartes distinguishes two types of movements stimulated by the spirts within the pineal gland: the first represents for the soul, objects that stimulate the senses and that have no effect on our will, whereas the second has some effect on the will and causes the passions or the movements of the body.
            For the first, they often hinder the actions of the soul or they are hindered by these same actions. However, the soul and this first type of movement stimulated by the spirits are not opposites, meaning there is no battle here.
            There is only a battle between the last type of movement stimulated by the spirits and the will that loathes this type of movement. The example that Descartes uses here is when the pineal gland pushes the soul to desire something, yet the soul pushes it away with the will to escape this same thing. The will cannot directly stimulate the passion, as Descartes has mentioned before.
            The combat between the forces of this movement and the will, make it that the soul feels pushed at almost the same time to desire and to not desire the same thing. Fear is the perfect example, since the stimulation of fear makes it that the spirits entre the muscles that make our legs move, with the goal of escaping and that the will to be courageous stops this movement.



Article 48 : En quoi connaît la force ou la faiblesse des âmes et quel est le mal des plus faibles
             C’est par le résultat, soit la victoire, soit la défaite, de ces combats qu’on puisse connaître la force ou la faiblesse de notre âme. Ceux qui ont naturellement la volonté peut plus facilement vaincre les passions et arrêter les mouvements du corps qui les accompagnent, ont les âmes plus fortes. Il y a aussi ceux qui ne peuvent pas vaincre les passions et combattre leur volonté, mais peuvent seulement résister quelques de leurs passions et de leur volonté.  
            Ce que Descartes nomme ses propres armes sont les jugements fermes et déterminés qui touchent la connaissance du bien et du mal qui sont utilisés afin de conduire les actions de sa vie (éthique). Les âmes faibles sont celles dont la volonté ne se détermine jamais et donc se laisse continuellement dirigées par les passions présentes, lesquelles sont souvent contraires les unes aux autres.
            Lorsque la peur représente un mal extrême, qui ne peut pas être évité que par la fuite et si la passion d’autre côté représente l’infamie de cette fuite comme pire que la mort, ces deux passions agitent sur la volonté et s’oppose continuellement à soi-même. Ceci rend l’âme esclave et malheureuse.
Article 48: How we recognize the strength or weakness of souls, and what is wrong with the weakest souls
            It is through the results, either victory or defeat, of these battles that we can know the strength or the weakness of our soul. Those that naturally have the will(power) can easily vanquish their passions and stop the movements of the body that accompany theses passions, have the strongest of souls. There are also those that cannot vanquish their passions and battle their will, but can only resist some of their passions and their will.
            That which Descartes calls one’s own weapons are the closed and determined judgements which touch on the knowledge of good and oof evil, which are used in order to conduct one’s actions in their life (ethics). The weak souls are those in which the will cannot determine itself and thus leaves itself continuously lead by the passions that are present, which are often opposites of one another.
            Once fear represents an extreme evil, which cannot be avoided except by fleeing and if the passion on the other side represents the dishonor of this escape as worst than death, these two passions act on the will and continually oppose each other. This renders the soul a miserable slave.



Article 49 : Que la force de l’âme ne suffit pas sans la connaissance de la vérité
Il existe très peu de personnes si faibles qu’ils ne font que ce que leurs passions leur dicte. La plupart des jugements déterminés suivent la partie qui règne de leurs actions. Souvent ces jugements sont faux et fondés sur quelques passions par lesquelles la volonté à laisser vaincre et séduire. Lorsque l’âme continue de suivre cette passion, même si elle est absente, elle peut être considérée comme ses propres armes. Autrement dit, l’individu peut penser que les âmes sont plus fortes ou plus faibles à raison qu’elles sont plus ou moins capables de résister aux passions présentes qui sont des contraires. Cependant, il y a une grande différence entre les résolutions qui ont comme origine une fausse opinion et celles qui sont appuyées par la connaissance de la vérité. Si on suit ces derniers, on assure de jamais avoir de regret, au lieu de toujours découvrir l’erreur lorsqu’on suit les premières.  
Article 49: It is not enough to have a strong soul if you don’t know the truth
            There exist very few people that are so weak that they do nothing except that which is dictated by their passions. Most determined judgements follow the part (of the soul) that reigns from their actions. These judgments are often false and founded on some passions by which the will had been vanquished and seduced. Once the soul continues to follow this passion, even once it has become absent, the soul can be considered as its own weapon. In other words, the individual can think that souls are stronger or weaker by how they can more or less resist the present passions that are opposites. However, there is a huge difference between the resolutions that find their origin in false opinions and those that are supported by knowledge of the truth. If we follow this knowledge, we can assure to never have regrets, instead of always discovering the error when we follow false opinions.



Article 50 : Qu’il n’y a point d’âme si faible qu’elle ne puisse, étant bien conduite, acquérir un pouvoir absolu sur ses passions
            « Chaque mouvement de la petite glande semble avoir été joint par la nature à chacune de nos pensées, dès le commencement de notre vie, [mais] on peut [aussi] joindre à d’autres par l’habitude ». Descartes utilise l’exemple d’apprendre à lire, écrire et parler (la littéracie) qui est joint à notre pensée par l’habitude de faire ces activités, qui ne fait pas partie de notre nature, mais qui est habitué par notre culture.
Il est utile de savoir que les mouvements de la glande pinéale et des esprits qui représentent à l’âme certains objets, sont naturellement joints avec les mouvements qui excitent certaines passions, mais peuvent être séparés par l’habitude et joints à d’autres mouvements très différents. De plus, ce changement peut se passer très rapidement et ne requière pas toujours une habitude à long terme, car une expérience mauvaise comme manger de la viande mal-cuite peuvent nous habituer dans un seul moment de ne plus aimé la viande comme auparavant.
Chez les êtres humains, même ceux qui ont les plus faibles âmes pourraient acquérir une volonté qui est capable de vaincre toutes leurs passions si on employait assez d’habilité afin de conduire sa vie de cette façon.
Article 50: Any soul, however weak, can if well-directed acquire absolute power over its passions
            « Each movement of the [pineal] gland seems to have been connected by nature to each of our thoughts since the beginning of our life, [but] we can [also] connect with others by way of habit ». Descartes uses the example of learning to read, write and speak (literacy) that is connected to our thoughts by habit by doing these activities, which are not part of our nature, but which have been habituated by our culture.
            It is useful to know that the movements of the pineal gland and the spirits that represent for the soul certain objects, are naturally connected with the movements that stimulate certain passions, but can also be separated by habit and connected to other very different movements. Furthermore, this change can happen very rapidly and does not always require long-term habitual effort, since one bad experience, such as eating meat that has been improperly prepared can habituate us in a single moment to enjoy meat no longer as we did before.

            With human beings, even those with the weakest of souls can acquire a will that is able to vanquish all their passion if one employs enough ability (competence) in order to conduct one’s life in this way.

Passez une bonne journée! Have an awesome day!

Dasein (Philario)

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