Article
47: En quoi consistent les combats qu’on a coutume d’imaginer entre la partie
inférieure et la supérieure de l’âme
La
partie inférieure de l’âme est-ce que Descartes nomme sensitive et la supérieure
est raisonnable. Comme déjà mentionné, il y a aussi les appétits naturels et la
volonté. On a seulement une âme en nous, qu’est une toute sans diversité de
parties, donc la sensitive est raisonnable et tous ses appétits sont des
volontés. L’erreur qu’on a commise en l’âme est quand elle joue des divers
personnages, qui sont souvent contraires les uns des autres.
La
glande pinéale du cerveau peut être poussée d’un côté par l’âme et de l’autre
par les esprits animaux, car il arrive souvent que ces deux impulsions sont
contraires, puis le plus fort empêche l’effet de l’autre. Descartes distingue
deux sortes de mouvements excités par les esprits dans la glande : le
premier représente à l’âme les objets qui stimulent les sens et n’a aucun
effort sur les volontés, puis le deuxième a quelque effort sur la volonté et
qui causent les passions ou les mouvements du corps.
Pour
les premiers, ils empêchent souvent les actions de l’âme ou qu’ils sont empêchés
par elles. Cependant, l’âme et ce premier genre de mouvement excité par les
esprits ne sont pas des contraires, donc il n’y a aucun combat ici.
Il y
a seulement de combat entre ce dernier genre de mouvement excité par les
esprits et les volontés qui les répugnent. L’exemple que Descartes utilise ici
est lorsque la glande pinéale pousse l’âme à désirer quelque chose, tandis que
l’âme la repousse par la volonté de fuir la même chose. La volonté ne peut pas
directement exciter les passions, tel que mentionné auparavant.
Le combat entre les
puissances de ce mouvement et des volontés fait en sorte que l’âme se sent
poussé presque en même temps à désirer et à ne pas désirer une même chose. La
peur est un exemple parfait, car l’excitation de la peur fait en sorte que les
esprits entrent dans les muscles pour faire bouger les jambes dans le but de
fuir et que la volonté qu’on a d’être courageux les arrêtes.
Article 47: The conflicts that are commonly thought to
occur between the lower and higher parts of the soul
The lower part of the soul is
that which Descartes calls the sensitive and the higher part is the
reasonable. As he has already mentioned, there are also the natural appetites
and the will. We have but one soul within us, which is a whole without
diversity in its parts, thus the sensitive is reasonable and all its appetites
are its will. The error that we commit within the soul is when it plays diverse
characters, which are often opposites of one another.
The pineal gland of the brain can be
pushed towards one side by the soul and towards the other side by the animal
spirits, since it often happens that these two impulses are opposite, then the
one that is stronger hinders the effect of the other. Descartes distinguishes
two types of movements stimulated by the spirts within the pineal gland: the
first represents for the soul, objects that stimulate the senses and that have
no effect on our will, whereas the second has some effect on the will and
causes the passions or the movements of the body.
For the first, they often hinder the
actions of the soul or they are hindered by these same actions. However, the soul
and this first type of movement stimulated by the spirits are not opposites,
meaning there is no battle here.
There is only a battle between the
last type of movement stimulated by the spirits and the will that loathes this
type of movement. The example that Descartes uses here is when the pineal gland
pushes the soul to desire something, yet the soul pushes it away with the will
to escape this same thing. The will cannot directly stimulate the passion, as
Descartes has mentioned before.
The combat between the forces of
this movement and the will, make it that the soul feels pushed at almost the
same time to desire and to not desire the same thing. Fear is the perfect
example, since the stimulation of fear makes it that the spirits entre the
muscles that make our legs move, with the goal of escaping and that the will to
be courageous stops this movement.
Article
48 : En quoi connaît la force ou la faiblesse des âmes et quel est le mal
des plus faibles
C’est par le résultat, soit la victoire, soit
la défaite, de ces combats qu’on puisse connaître la force ou la faiblesse de
notre âme. Ceux qui ont naturellement la volonté peut plus facilement vaincre
les passions et arrêter les mouvements du corps qui les accompagnent, ont les
âmes plus fortes. Il y a aussi ceux qui ne peuvent pas vaincre les passions et
combattre leur volonté, mais peuvent seulement résister quelques de leurs
passions et de leur volonté.
Ce
que Descartes nomme ses propres armes sont les jugements fermes et déterminés
qui touchent la connaissance du bien et du mal qui sont utilisés afin de conduire
les actions de sa vie (éthique). Les âmes faibles sont celles dont la volonté
ne se détermine jamais et donc se laisse continuellement dirigées par les
passions présentes, lesquelles sont souvent contraires les unes aux autres.
Lorsque la peur
représente un mal extrême, qui ne peut pas être évité que par la fuite et si la
passion d’autre côté représente l’infamie de cette fuite comme pire que la
mort, ces deux passions agitent sur la volonté et s’oppose continuellement à
soi-même. Ceci rend l’âme
esclave et malheureuse.
Article 48: How we recognize the strength or weakness
of souls, and what is wrong with the weakest souls
It is through the results, either
victory or defeat, of these battles that we can know the strength or the
weakness of our soul. Those that naturally have the will(power) can easily
vanquish their passions and stop the movements of the body that accompany
theses passions, have the strongest of souls. There are also those that cannot
vanquish their passions and battle their will, but can only resist some of
their passions and their will.
That which Descartes calls one’s own
weapons are the closed and determined judgements which touch on the knowledge
of good and oof evil, which are used in order to conduct one’s actions in their
life (ethics). The weak souls are those in which the will cannot determine
itself and thus leaves itself continuously lead by the passions that are
present, which are often opposites of one another.
Once fear represents an extreme
evil, which cannot be avoided except by fleeing and if the passion on the other
side represents the dishonor of this escape as worst than death, these two
passions act on the will and continually oppose each other. This renders the
soul a miserable slave.
Article
49 : Que la force de l’âme ne suffit pas sans la connaissance de la vérité
Il existe très peu de
personnes si faibles qu’ils ne font que ce que leurs passions leur dicte. La
plupart des jugements déterminés suivent la partie qui règne de leurs actions.
Souvent ces jugements sont faux et fondés sur quelques passions par lesquelles
la volonté à laisser vaincre et séduire. Lorsque l’âme continue de suivre cette
passion, même si elle est absente, elle peut être considérée comme ses propres
armes. Autrement dit, l’individu peut penser que les âmes sont plus fortes ou
plus faibles à raison qu’elles sont plus ou moins capables de résister aux
passions présentes qui sont des contraires. Cependant, il y a une grande
différence entre les résolutions qui ont comme origine une fausse opinion et
celles qui sont appuyées par la connaissance de la vérité. Si on suit ces
derniers, on assure de jamais avoir de regret, au lieu de toujours découvrir l’erreur
lorsqu’on suit les premières.
Article 49: It is not enough to have a strong soul if
you don’t know the truth
There exist very few people that are
so weak that they do nothing except that which is dictated by their passions.
Most determined judgements follow the part (of the soul) that reigns from their
actions. These judgments are often false and founded on some passions by which the
will had been vanquished and seduced. Once the soul continues to follow this
passion, even once it has become absent, the soul can be considered as its own
weapon. In other words, the individual can think that souls are stronger or
weaker by how they can more or less resist the present passions that are
opposites. However, there is a huge difference between the resolutions that
find their origin in false opinions and those that are supported by knowledge
of the truth. If we follow this knowledge, we can assure to never have regrets,
instead of always discovering the error when we follow false opinions.
Article
50 : Qu’il n’y a point d’âme si faible qu’elle ne puisse, étant bien
conduite, acquérir un pouvoir absolu sur ses passions
« Chaque
mouvement de la petite glande semble avoir été joint par la nature à chacune de
nos pensées, dès le commencement de notre vie, [mais] on peut [aussi] joindre à
d’autres par l’habitude ». Descartes utilise l’exemple d’apprendre à lire,
écrire et parler (la littéracie) qui est joint à notre pensée par l’habitude de
faire ces activités, qui ne fait pas partie de notre nature, mais qui est
habitué par notre culture.
Il est utile de savoir
que les mouvements de la glande pinéale et des esprits qui représentent à l’âme
certains objets, sont naturellement joints avec les mouvements qui excitent certaines
passions, mais peuvent être séparés par l’habitude et joints à d’autres
mouvements très différents. De plus, ce changement peut se passer très
rapidement et ne requière pas toujours une habitude à long terme, car une
expérience mauvaise comme manger de la viande mal-cuite peuvent nous habituer
dans un seul moment de ne plus aimé la viande comme auparavant.
Chez les êtres humains,
même ceux qui ont les plus faibles âmes pourraient acquérir une volonté qui est
capable de vaincre toutes leurs passions si on employait assez d’habilité afin
de conduire sa vie de cette façon.
Article 50: Any soul, however weak, can if
well-directed acquire absolute power over its passions
« Each movement of the [pineal]
gland seems to have been connected by nature to each of our thoughts since the
beginning of our life, [but] we can [also] connect with others by way of habit ».
Descartes uses the example of learning to read, write and speak (literacy) that
is connected to our thoughts by habit by doing these activities, which are not
part of our nature, but which have been habituated by our culture.
It is useful to know that the
movements of the pineal gland and the spirits that represent for the soul
certain objects, are naturally connected with the movements that stimulate
certain passions, but can also be separated by habit and connected to other
very different movements. Furthermore, this change can happen very rapidly and
does not always require long-term habitual effort, since one bad experience,
such as eating meat that has been improperly prepared can habituate us in a
single moment to enjoy meat no longer as we did before.
With human beings, even those with the
weakest of souls can acquire a will that is able to vanquish all their passion
if one employs enough ability (competence) in order to conduct one’s life in this
way.
Passez une bonne journée! Have an awesome day!
Dasein (Philario)
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